Le bruit, s’il est à fréquence élevée, peut être source de stress et de fatigue. Or, dans notre environnement quotidien, le bruit est toujours présent et nuit gravement à la productivité de tout le monde. Dans les bureaux en open space par exemple, il peut causer de véritables dommages sur la santé des salariés.

D’autres personnes sont exposées à des niveaux de bruit importants dans leur milieu professionnel comme les travailleurs de chantiers, ceux dans les ateliers et les établissements qui reçoivent du public au quotidien. D’autres sont elles-mêmes amenées à utiliser des machines bruyantes. Or, ces nuisances sonores peuvent avoir des effets négatifs, tant sur le travail que sur les personnes elles-mêmes.

 

L’impact du bruit au travail

Tout d’abord, une exposition prolongée à une nuisance sonore pourrait détruire progressivement et définitivement les cellules ciliées qui sont responsables de l’audition dans l’oreille interne. La perte d’audition est donc fortement possible, voire même une surdité. Or, comme vous le savez, la surdité provoque un réel handicap pour une personne, car ses capacités de communication seront réduites.

De plus, dans certains cas, la surdité est aussi suivie des acouphènes, qui sont des grésillements ou des sifflements dans l’oreille. La surdité suite aux bruits au travail est très courante et admise comme étant une maladie professionnelle par la Sécurité Sociale. Tous les ans, près de 900 salariés sont touchés par cette maladie en France.

Par ailleurs, le bruit ne provoque pas que des troubles d’audition. Il est susceptible d’avoir des effets traumatiques sur une personne et influer ainsi sur son confort et sa productivité au travail. C’est ce qu’on appelle les effets extra-auditifs du bruit.

Le bruit peut être une source de stress, d’irritabilité et d’angoisse. Il peut également causer une fatigue auditive et générale. Parfois, un bruit prolongé peut réduire la capacité des salariés à percevoir les signaux de sécurité ou les signaux utiles à l’exécution de leur travail, sans compter qu’il s’agit d’une source de distraction.

 

Nuisances sonores : des impacts négatifs sur la productivité des salariés

La difficulté de concentration, le stress et la fatigue sont indissociables du bruit. Certaines études ont d’ailleurs montré que plus un travail nécessite réflexion et concentration, plus les bruits ambiants peuvent être perturbants. Quelle que soit leur fréquence, ils sont une véritable source de gêne.

Ces nuisances sont d’autant plus amplifiées dans un bureau en open-space. Le brouhaha et les différents bruits de pas et de machines nuisent fortement à la productivité des salariés pour la simple raison qu’ils ne peuvent entièrement se focaliser sur leur travail. De plus, le travail en équipe en paie aussi les frais car toute communication devient difficile dans un environnement trop exposé aux bruits.

 

Ce que dit la loi sur le bruit au travail

Conformément au décret de juillet 2006, les entreprises doivent mettre en œuvre des moyens techniques afin de limiter l’exposition de ses employés au bruit. Ainsi, pour une exposition prolongée à un bruit de 80dB, l’entreprise doit mettre à disposition de ses salariés des protections individuelles adaptées.

Si la fréquence du bruit est à 85dB, elle doit concevoir et mettre en œuvre un programme organisationnel et technique afin de réduire cette exposition au bruit, tout en offrant aux salariés des protections individuelles. Enfin, pour une exposition à un bruit de 87dB de fréquence, une signalisation des lieux bruyants s’impose, et éventuellement une limite d’accès pour la sécurité de tout le monde.

 

L’isolation phonique pour réduire les nuisances sonores au bureau

Pour le confort des salariés au bureau et pour assurer la discrétion, il est important de faire disparaître les bruits indésirables grâce à une bonne isolation acoustique. Contactez des professionnels pour évaluer les besoins de vos locaux et connaître les solutions adaptées. Dans certains cas, une meilleure réorganisation du bureau pourrait déjà faire la différence.

Tout d’abord, l’isolation des murs et des cloisons est à prévoir. Les doublages muraux peuvent par exemple réduire les nuisances sonores de 70dB. Ils sont élaborés en laine de verre qui freine les mouvements des particules d’air tout en dissipant l’énergie sonore. La laine de verre a la capacité d’empêcher les bruits aériens et les bruits chocs de se propager. Elle agit comme un isolant thermique et peut effectivement réduire les nuisances sonores au bureau.

L’isolation des sols est également un point important si le bureau se trouve entre deux étages ou au rez-de-chaussée et que les bruits de pas des gens au-dessus vous dérangent. Pour cela, il faut isoler les planchers intermédiaires par-dessous. L’épaisseur de l’isolant à utiliser dépend de la hauteur du plafond.

Par ailleurs, faire installer une cloison modulaire est une alternative pour réduire les nuisances sonores. Pour cela, il faut installer une ossature métallique qui maintiendra la laine de verre entre des plaques de plâtre. En fonction de l’épaisseur de l’isolant utilisé, les nuisances sonores peuvent être réduites jusqu’à 50dB.

Enfin, l’isolation phonique des vitrages est importante dans un bureau afin de réduire les bruits extérieurs pouvant avoir un impact sur le travail des salariés. Le double vitrage est une solution idéale, car elle va réduire les nuisances sonores tout en laissant passer la lumière.

 

Insonorisation du bureau : une meilleure organisation du travail.

Parfois, il faut juste opérer quelques changements au bureau pour faire insonoriser un bureau. Par exemple, l’entreprise doit investir dans des machines ou des équipements moins bruyants. Sinon, il est conseillé de les regrouper dans une autre pièce tout en prenant soin d’opérer un traitement acoustique des locaux où travaillent les salariés.

Si les employés sont exposés à une nuisance sonore sur une longue durée, il faut réorganiser le travail pour limiter cette exposition. Les salariés doivent également utiliser des casques anti-bruit afin de ne pas être dérangés par les nuisances sonores. De même, les espaces de travail ne doivent pas se trouver à proximité d’un espace de détente ou d’une cantine. Enfin, l’entreprise doit sensibiliser les salariés sur les risques de l’exposition au bruit pour les faire prendre conscience que leur santé est en jeu.