Pour lancer ou faire prospérer leurs startups, de plus en plus d’entrepreneurs font recours à des levées de fonds importants. Mais, trouver des investisseurs et les convaincre à entrer dans le capital social n’est pas souvent l’une des situations les plus aisées.

Nous vous proposons dans cet article les étapes principales à suivre pour réaliser une levée de fonds pour votre entreprise.

Qu’est-ce qu’une levée de fonds ?

Une levée de fonds est une opération qui permet à une entreprise ou à une start-up d’obtenir du financement auprès des investisseurs pour augmenter son capital social. En contrepartie, les investisseurs reçoivent des parts sociales ou des actions suivant le type d’entreprise. L’objectif d’une levée de fonds est d’accélérer le développement de l’entreprise en lui trouvant de nouveaux associés ou actionnaires.

Les étapes clé d’une levée de fonds

Parce qu’une levée de fonds n’est pas souvent une activité facile à réaliser, il est essentiel de procéder suivant certaines étapes pour qu’elle soit une réussite. Il existe aujourd’hui en France un grand nombre de startups qui se sont développées rapidement grâce à une levée de fonds bien préparée. Si vous voulez en savoir davantage sur les startups émergentes dans l’hexagone, vous pouvez consulter le magazine des startups.

Disposer d’un business plan convaincant

Pour mener à bien votre campagne de levée de fonds, il est essentiel d’avoir un business plan solide et crédible pour convaincre les investisseurs. Aussi, vous devez pouvoir vendre les mérites du projet ainsi que les qualités de toute l’équipe qui anime l’entreprise.  S’il est nécessaire d’avoir une parfaite maîtrise de vos « pitch », il s’avère aussi important d’avoir une présentation soignée de vos « slides » et de son « Executive sumpmary ».

Bien choisir vos investisseurs

Avant de sélectionner vos potentiels investisseurs, vous devez vous assurer que ces derniers peuvent réellement vous apporter des fonds nécessaires à l’image des « business angels », ou vous offrir un réseau ainsi qu’une expertise métier. Si l’un de vos investisseurs remplit l’une de ces conditions, vous pouvez déjà envisager le contacter.

La « due diligence »

Dans le cadre d’un financement, les investisseurs font toujours preuve de prudence en scrutant tous les principaux éléments de la start-up (le marché, l’analyse financière, la faisabilité technique, la complémentarité de l’équipe, l’expertise juridique). Pour ce faire, en tant qu’entrepreneur, vous devez être disponible et réactif pour apporter des réponses ou informations complémentaires aux différentes interrogations des investisseurs. L’essentiel est de garder une excellente communication avec ces derniers et de ne pas hésiter à les relancer.

Convenir d’un accord sur la lettre d’intention

C’est la lettre qui rappelle les conditions financières et celles juridiques (modification des statuts, création des parts sociales) du nouvel accord de financement. Il faut veiller à ne pas trop survaloriser ni sous-évaluer l’entreprise. Un prix d’entrée raisonnable intéressera vos potentiels investisseurs. Ensuite, négociez et rédigez ce nouveau pacte d’actionnaire qui ne sera rien d’autre que la version développée de la lettre d’intention ou « Letter Of Intent » (LOI).

Valider l’augmentation de capital lors d’une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE)

À cette étape, il s’agit de convoquer une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE) afin d’acter l’augmentation du capital social et l’entrée de nouveaux associés. Pour ce faire, il faut apprêter un rapport, les résolutions ainsi que les propositions de modification. Aussi, il faut prendre en compte des exigences de quorum ainsi que les droits préférentiels de souscription.

Émettre des bulletins de souscription d’actions

Lors de la signature du pacte d’associés, vous pouvez mettre à la disposition des investisseurs des bulletins de souscription qu’ils devront compléter et renvoyer à la société.

Délivrance du certificat du dépositaire par la banque

Après les virements effectifs des souscriptions par les investisseurs, la banque vous délivrera un certificat du dépositaire qui les atteste. Il reviendra au président d’émettre un procès-verbal confirmant la modification des statuts.

Enregistrement de la formalité auprès de la greffe du Tribunal de commerce

C’est l’une des dernières procédures administratives. Il s’agira d’enregistrer les nouveaux statuts et de les publier dans un journal officiel. Il faudra procéder également à l’enregistrement du formulaire CERFA M2 au greffe du Tribunal de Commerce.