Aujourd’hui, nous sommes sollicités en permanence par les publicités et, si un grand effort a été consenti pour réduire le nombre de spots télévisés sur les chaînes nationales, en particulier durant les films, nous sommes assaillis par le marketing à tous les moments, même ceux où l’on aimerait être tranquilles. On se connecte à son réseau social préféré et les publicités affluent, on regarde son programme de sport préféré et il est nécessairement présenté par un ou plusieurs sponsors, on veut se renseigner sur les nouvelles du monde, ce sont d’abord des « pages de pub » qui sont diffusées… Certaines personnes en ont assez et s’en plaignent. A l’inverse pour certains consommateurs, cela ne pose pas de problème et d’ailleurs dans certaines familles on chante tous ensemble le slogan de la publicité qui passe avant le match ou l’émission que l’on va regarder ensemble, comme s’il en faisait partie.

Communiquer au moment le plus juste

Cela pourrait faire penser que nous avons tous nos moments, et que ce ne sont jamais les mêmes pour tous. Mais si l’on y regarde de plus près, nous partageons aussi des instants de quiétude, durant lesquels une publicité bien placée n’est pas inopportune du tout : elle attire notre regard et nous la lisons, tranquillement, en prenant notre temps. L’exemple type est ce que l’on appelle l’asilage dans le marketing, c’est-à-dire le moment où l’on ouvre un paquet contenant une marchandise que l’on a commandée en ligne et que dans le colis, on trouve un flyer. Comme on est heureux d’avoir enfin reçu ce que l’on avait acheté, plus rien ne vient gêner ni dérouter la lecture de ce prospectus qui accompagne l’objet de notre joie du moment.

Être présent au bon moment et au bon endroit

Les automobilistes sont sollicités visuellement par de grands panneaux dans les rues et, dans certaines métropoles comme Londres ou Tokyo, par des publicités lumineuses immenses. Est-ce que c’est en voyant ce genre de manifestation des stratégies marketing des marques qu’ils ont envie de consommer ? Rien n’est moins sûr. Pourtant, cela marque l’esprit de certains de ces conducteurs qui se laissent distraire, pendant le temps d’un feu rouge, par les lumières clignotantes et les images qui défilent sur écran géant, ou bien par une mise en page subtile qui retient leur attention sur une affiche en 4/3.

Choisir où diffuser sa communication

Les études que l’on peut réaliser en amont d’une campagne de publicité servent avant tout à déterminer à qui va s’adresser la communication. Or en sachant qui est la cible, on cherche ensuite à savoir ce qu’il fait, au quotidien, quels médias il utilise le plus volontiers, quels réseaux il affectionne sur internet, quels types de sites web il visite, quelles chaînes de télévision il regarde, quelles émissions de radio il aime écouter le soir quand il est au repos et que son esprit est disponible… C’est là que l’on peut choisir le meilleur canal pour lui communiquer un message et lui proposer un produit. Mieux vaut cela que d’être présent partout, à toute heure, sur les réseaux possibles, parce que cela peut finir par lasser les consommateurs plutôt que de les séduire et donc le résultat obtenu sera inverse à celui qui était recherché.