Le portage salarial est une activité entre le salariat traditionnel tel que nous le connaissons tous et l’activité d’entrepreneuriat. Il sera possible d’exercer une activité professionnelle en tant qu’indépendant, mais sans pour autant renoncer à la couverture sociale. Mais quel est le profil du salarié porté aujourd’hui ? Et quels sont les avantages de cette activité en 2020 ?

Le profil type du salarié porté en 2020

En France, on recense un peu plus de 35 000 salariés portés en 2018. Les données issues des déclarations annuelles des données sociales (DADS) ont permis de définir le salarié porté en fonction de son âge moyen, sa zone de résidence, son contrat de travail, sa rémunération au temps plein… Selon les études :

  • L’âge moyen est de 46 ans avec 11 % de salariés de moins de 30 ans et 67 % de plus de 40 ans ;
  • 60 % des salariés portés sont des hommes et 40 % sont des femmes ;
  • 60 % vivent hors de l’Ile-de-France ;
  • La rémunération peut atteindre 60 000 euros en moyenne.

Les activités les plus prisées relèvent du domaine informatique, de la formation et de la gestion de projet. En CDI, ils sont 44 % au total. Vous en saurez plus sur ce site.

Son fonctionnement ? On retrouve 3 acteurs principaux : l’entreprise client qui va profiter de la prestation de service et du professionnalisme du salarié porté. Elle va déléguer la gestion administrative du contrat. Ensuite, il y a la société de portage qui va embaucher la personne physique et qui va conclure le contrat avec elle sous une rémunération mensuelle. Enfin, il y a la personne physique qui va négocier avec sa clientèle les conditions d’octroi de ses services. Elle exécute les missions pour le compte de la société de portage.

Une place prépondérante des PME dans le cadre du portage salarial

Le portage salarial permet de développer une toute nouvelle activité et d’accéder à une autonomie professionnelle. Idéal pour mieux gérer son temps et développer son activité, il permet aussi de garder sa couverture sociale. La majorité des entreprises de portage salarial sont surtout des Petites et Moyennes Entreprises.

Comment peut-on déduire cela ? Car selon les données issues des déclarations annuelles des données sociales (DADS)*, 91 % des entreprises ont moins de 250 salariés et le chiffre d’affaires de la plupart d’entre elles ne dépasse pas les 10 millions d’euros.

Les PME sont présentes aux quatre coins de la France et offrent des prestations dans de multiples domaines d’activité. La spécialisation dans un domaine précis n’est pas très fréquente. 90 % des sociétés ont au minimum 3 secteurs d’activité diverses et une entreprise en dispose d’au moins 12.

La priorité des entreprises au portage salarial

Le portage salarial comporte de multiples avantages pour les entreprises désirant se lancer dans cette option. En effet, il est à préciser que le prestataire de service est placé sous le régime de la protection sociale, profitant ainsi du statut de cadre et de l’assurance chômage. Il est donc tout à fait normal que la priorité du portage salarial soit de s’allier avec l’URSSAF. Cela concerne surtout la bonne gestion des frais professionnels et la faculté pour un salarié porté d’être perçu comme un salarié à temps partiel. L’autre demande des entreprises est de transformer le chiffre d’affaires en salaire. C’est une volonté d’une entreprise sur 4. Enfin, la dernière priorité est la baisse de la rémunération minimale requise pour exercer en portage salarial. Aujourd’hui, ce seuil est fixé à 77 % du plafond de la sécurité sociale.

* Déclaration annuelle des données sociales : La Déclaration annuelle des données sociales est une formalité administrative pour les entreprises en France. Chaque entreprise est tenue de déclarer les effectifs salariés et les rémunérations brutes sur lesquelles sont calculées les cotisations sociales des entreprises et les droits des salariés.